La Mort aux trousses (1959)

La Mort aux trousses (1959)

Réalisé par Alfred Hitchcock

Avec Cary Grant, Eva Marie Saint, James Mason

Le publiciste Roger Tornhill se retrouve par erreur dans la peau d’un espion. Pris entre une mystèrieuse organisation qui cherche à le supprimer et la police qui le poursuit, Tornhill est dans une situation bien inconfortable. Il fuit à travers les Etats-Unis et part à la recherche d’une vérité qui se révèlera très surprenante.

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Mulholland drive (2001)

Mulholland drive (2001)

De David Lynch
Avec Naomi Watts , Laura Elena Harring , Justin Theroux


Au-dessus de Beverly Hills, sur Mulholland Drive, une limousine s’enfonce dans la nuit. À son bord, la belle Rita (Laura Elena Harring, ex-Miss USA 1985) est menacée par deux individus lorsqu’un accident survient. Seule survivante, la jeune femme parvient à sortir du véhicule, mais le choc l’a rendue amnésique. Dans l’appartement où elle a trouvé refuge, elle va bientôt faire la connaissance de Betty (Naomi Watts), jeune actrice débutante venue conquérir Hollywood et qui va l’aider à rassembler ses souvenirs…

À l’origine, Mulholland Drive devait être le pilote d’une série TV, mais le projet a avorté et David Lynch s’est résolu à réaliser un long métrage en 2001. Particulièrement inspiré par Mulholland Drive qu’il aime décrire comme une route onirique, suspendue dans le temps, le cinéaste s’est laissé porter par les différentes ambiances et lumières du lieu pour concevoir un puzzle étrange et mystérieux, imprégné de sa fascination pour l’âge d’or d’Hollywood. La mise en scène esthétisante, les images presque organiques transcendées par la partition du fidèle Angelo Badalamenti et l’interprétation divine des acteurs, procurent des émotions intenses. Comme souvent dans l’univers du cinéaste, rien ici n’est rationnel, et il serait vain de chercher des réponses à l’inexplicable, à l’abstraction. Il faut se résoudre à se laisser guider par son intuition et profiter de l’instant.

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Le Silence des agneaux (1991)

Le Silence des agneaux (1991)

De Jonathan Demme

Avec Jodie Foster, Anthony Hopkins, Scott Glenn

Dans le Middle West, une série de crimes atroces est attribuée à un tueur surnommé Buffalo Bill, qui a la particularité d’écorcher ses victimes. Un jeune agent du FBI, Clarice Starling (Jodie Foster), est chargé de l’enquête. Elle va chercher de l’aide auprès du docteur Hannibal Lecter (Anthony Hopkins), ancien psychiatre et effroyable meurtrier, aujourd’hui pensionnaire d’une prison de haute-sécurité… 

Chef-d’œuvre du thriller tendance horrifique, Le Silence des agneaux est l’adaptation d’un roman de Thomas Harris, également auteur de Dragon rouge. Dans le rôle d’Hannibal Lecter, Anthony Hopkins allait effectuer une performance inoubliable, gratifiant ainsi sa carrière d’un second souffle qui lui vaudra d’être anobli dans son pays. Jeune et pétulante comme un cabri, Jodie Foster se révélait également remarquable, tout comme la mise en scène de Jonathan Demme, qui a misé avec intelligence sur les aspects psychologiques et émotionnels de l’intrigue, sans pour autant négliger le suspense. En 1991, le film fut récompensé par cinq Oscars (meilleur film, réalisateur, scénario, acteur et actrice), sur sept nominations attribuées.
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L’homme qui en savait trop (1956)

L’homme qui en savait trop (1956)

D’Alfred Hitchcock
Avec James Stewart , Doris Day, Bernard Miles

Le docteur américain Ben McKenna (James Stewart), sa femme Jo (Doris Day) et leur jeune fils Hank, entament un séjour touristique au Maroc et se lient dès leur arrivée avec un charmant touriste français (Daniel Gélin). Mais lorsque ce dernier est assassiné en plein souk de Marrakech et rend son dernier souffle dans les bras de Ben, le ciel de leurs vacances s’assombrit brusquement. En effet, peu après le meurtre, le couple McKenna constate avec horreur que leur fils a été enlevé…

Diffusée en Angleterre dès 1934, la première version filmée par Alfred Hitchcock de L’homme qui en savait trop (dont le titre est tiré d’un recueil de nouvelles de l’Anglais G. K. Chesterton) avait remporté un gigantesque succès. Vingt ans après, Hitchcock fut tenté d’en réaliser une version plus moderne. Il confiera à François Truffaut : « La première était l’œuvre d’un amateur, la seconde est celle d’un professionnel. »
Mêlant grand espionnage et enlèvement d’enfant, ce film flamboyant apparaît comme la vitrine du savoir-faire du maître et regorge de scènes de suspense inoubliables comme celle du Royal Albert Hall, illustrée par l’impressionnante partition de Bernard Herrmann. Que sera, sera, la chanson interprétée par Doris Day dans une séquence cruciale du film, signée Jay Livingston et Ray Evans, raflera un Oscar à Hollywood en 1956 avant de connaître un succès mondial.
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Frantic (1988)

Frantic (1988)

De Roman Polanski
Avec Harrison Ford , Emmanuelle Seigner , Betty Buckley

Harrison Ford interprète un cardiologue américain réputé, de passage à Paris, qui se trouve embarqué dans une incroyable affaire de disparition à la Hitchcock. Dans cet excellent film à suspense, Roman Polanski joue avec brio sur les ressorts du genre, réussissant à nous captiver, tout en multipliant les clins d’oeil personnels : vision d’un Paris qui lui est cher, musique de Grace Jones qui envoûte l’ensemble du film… Sans oublier que Frantic fut le film où le maître rencontra sa muse et sa future épouse.

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Fargo (1996)

Fargo (1996)

De Joel Coen et Ethan Coen
Avec  William H. Macy,  Steve Buscemi, Peter Stormare


À Fargo, petite ville du Minnesota, un vendeur de voitures gravement endetté (William H. Macy) engage deux voyous (Steve Buscemi et Peter Stormare) pour kidnapper sa femme, afin d’extorquer une rançon à son beau-père aussi riche que radin. Hélas, la mission tourne mal : un policier et deux passants sont abattus. Marge Gunderson (Frances McDormand), chef de la police locale, est déterminée à éclaircir l’affaire, même si elle est enceinte jusqu’au cou…

Considéré par beaucoup comme le meilleur des frères Coen, ce film noir revu et corrigé par l’humour de l’incorrigible tandem a fait l’unanimité auprès de la critique et le public à sa sortie, en 1996. Le thriller se démarque du genre par son côté « chronique rurale », qui le rend unique et véritablement jubilatoire. Fargo a été tourné dans la région du Minnesota dont sont originaires les frères Coen, qui ont écrit leur scénario en s’inspirant de faits réels. La parfaite connaissance du terrain et de la population (qui a conservé l’accent de ses ancêtres scandinaves) leur ont permis de donner vie à une galerie de personnages truculents. En fer de lance de la distribution exceptionnelle, Frances McDormand effectue une performance inoubliable, qui lui permettra de décrocher l’Oscar en 1997.

Car, contre toute attente, l’Académie des Oscars décernera sept nominations à ce petit film indépendant (les frères Coen remporteront également l’Oscar du meilleur scénario original). Presque un an auparavant, le festival de Cannes avait décerné à Joel Coen le Prix de la mise en scène.

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Fenêtre sur cour (1954)

Fenêtre sur cour (1954)

D’ Alfred Hitchcock

Avec James Stewart, Grace Kelly, Wendell Corey

Immobilisé à cause d’une jambe cassée, le photographe professionnel L.B. « Jeff » Jeffries (James Stewart) se met par désœuvrement à observer au téléobjectif ses voisins de l’immeuble d’en face. L’un d’entre eux, un représentant de commerce (Raymond Burr), adopte un comportement étrange après que quelques scènes mouvementées ont eu lieu dans son appartement. Jeffries est convaincu que l’homme vient d’assassiner sa femme…

Plus que tout autre des films d’Alfred Hitchcock, Fenêtre sur cour, que l’on peut considérer comme une métaphore du cinéma, apparaît comme une œuvre exemplaire. Le travail exceptionnel des couleurs (assorties jusque dans les tenues de Grace Kelly, glamoureuse à souhait), le va-et-vient de la caméra d’un côté à l’autre de la rue ; les regards de James Stewart (voyeur plus innocent que pervers), qui expriment tout ce que le spectateur ne voit pas mais devine, sont les principales composantes de cette virtuose et fascinante mise en scène. Tout comme dans La Corde, la caméra ne quitte presque jamais le même appartement. Cette situation extrême vécue par un homme dans l’impossibilité de se déplacer alors qu’il est en danger (le voyeur démasqué) était propice à tous les tours du Maître du suspense. Fenêtre sur cour obtint quatre nominations aux Oscars (dont la meilleure mise en scène) mais un concurrent de taille nommé Elia Kazan (pour Sur les quais) remporta les prestigieuses statuettes.

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