Metropolis (1927)

De Fritz Lang 

Avec Brigitte Helm , Alfred Abel, Gustav Frohlïch

 

En 2026… En apparence, Metropolis est une cité extraordinaire, un miracle de la technologie. Mais tandis que les castes privilégiées coulent des jours heureux dans des jardins suspendus, les ouvriers travaillent jour et nuit dans les profondeurs de la terre pour alimenter les machines. Un jour, le fils du maître de la ville, voulant suivre une jeune femme dont il est tombé amoureux, s’aventure dans les souterrains et découvre l’horreur de ce monde parallèle…

 

Selon la légende, voici donc « le plus grand film de science-fiction de tous les temps ». Et la légende dit vrai. Il est même étonnant de constater à quel point son esthétique et ses images spectaculaires ont influencé tout ce que le genre compte de meilleur, de « Blade Runner » à « Dark City ». Dernier coup d’éclat du cinéma expressionniste allemand, ce film séminal et visionnaire réalisé en 1927 par Fritz Lang d’après un récit de sa compagne Thea von Harbou, n’a curieusement pas trouvé son public à sa sortie. L’échec retentissant ayant entraîné moult remontages et transformations, il était jusqu’à aujourd’hui impossible de visionner le film muet dans une version satisfaisante (un quart est considéré comme perdu). Grâce au travail d’orfèvre auquel se sont livrés Enno Patalas dans les années 80 et plus récemment la fondation Friedrich-Wilhelm-Murnau, le chef-d’œuvre a pu être restauré numériquement en suivant le montage original et récupérer enfin sa bande son initiale composée par Gottfried Huppertz. Metropolis, anobli par l’Unesco, est le premier film à être classé parmi les documentaires de patrimoine mondial.

 

 

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Mad Max (1979)

De George Miller

 

 

Avec Mel Gibson

 

Dans un futur apocalyptique, les policiers de la route et les motards hors-la-loi s’affrontent dans une guerre sans merci. Max Rockatansky (Mel Gibson), au volant de sa voiture au moteur surgonflé, est l’un des plus redoutables flics interceptor de son unité. Le jour où son coéquipier et ami se retrouve presque mort à l’hôpital, Max, très éprouvé, décide de démissionner. Mais un terrible événement va le forcer à réagir…

 

Bien qu’ayant raflé consécutivement le prix spécial du jury à Avoriaz en 1980 puis le grand prix au festival du film fantastique de Paris l’année suivante, Mad Max paru en 1979, sera injustement accusé par la censure française de faire l’apologie de la violence et interdit jusqu’en janvier 1982. Abordant la science-fiction, l’horreur, la romance et le film d’action, Mad Max, premier long-métrage de l’Australien George Miller, mélange efficacement les genres. Les courses-poursuites s’enchaînent, provoquant collisions et cascades tous azimuts tandis que des méchants punks se distinguent par leur vice et leur cruauté.

Malgré un budget restreint, George Miller a réussi à imposer un style, très novateur pour l’époque. Devenu une star après le film, Mel Gibson incarnera à nouveau le justicier de l’apocalypse dans les deux épisodes suivants que réalisera George Miller en 1982 (Mad Max 2) et 1985 (Mad Max 3 – Au-delà du dôme du tonnerre).

 

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Brazil (1985)

 

De Terry Gilliam 

Avec Jonathan Pryce, Robert De Niro , Kim Greist

Dans un monde où l’administration joue de tout son poids, Sam Lowry, petit employé au département des archives, a le malheur de tomber amoureux… Big Brother is watching you ! Pointant une société déshumanisée et kafkaïenne, Terry Gilliam filme le Metropolis de l’absurde. La paperasse, les formulaires 27B/6 sans lesquels rien n’est possible, les procédures… sous cet amas policé de documents inutiles vacille encore la petite flamme de la liberté et de la rébellion incarnée par un Jonathan Pryce entre rêve et cauchemar.

Saccagé pour sa sortie américaine par un remontage imbécile, le film entretint dès sa sortie un parfum de culte qu’il exsude aujourd’hui plus que jamais.

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Blade runner (1982)


 

De Ridley Scott

 

 

Avec Harrison Ford, Rutger Hauer, Sean Young

 

 

En l’an 2019, des androïdes ultra perfectionnés sont employés sur des chantiers interstellaires. Quatre d’entre eux, de type Nexus 6, se sont échappés pour s’infiltrer sur Terre. Plus précisément à Los Angeles devenue une dangereuse mégapole aux gratte-ciel de quatre cents étages et à la population cosmopolite. Rick Deckard, ancien Blade Runner, flic spécialisé dans l’élimination des répliquants, se voit contraint de reprendre du service pour les retrouver. Une tâche d’autant plus ardue que rien ne distingue ces créatures artificielles d’un être humain. Il s’engage alors dans une chasse haletante où il frôle la mort à chaque instant. Adapté du roman de Philip K.Dick, ce film s’impose tant par l’originalité de son univers que par la virtuosité de sa réalisation. Exaltant de bout en bout, il a permis à Ridley Scott de donner la pleine mesure de son fantastique talent. Ce grand chef-d’œuvre de la science-fiction a fait date dans l’histoire du cinéma. On s’en est beaucoup inspiré sans pour autant faire mieux depuis.

 

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Bienvenue à Gattaca (1997)


 

De Andrew Niccol

 

Avec Ethan Hawke, Uma Thurman, Jude Law

 

 

Dans un futur proche, la génétique a pris le pouvoir. Les humains sont alors sélectionnés dès leur naissance. Avec d’un côté, les « non-valides » destinés aux taches subalternes et, de l’autre, les « valides », des êtres parfaits qui seuls sont promis à une vie de succès. Ils peuvent notamment participer aux programmes spatiaux du centre de Gattaca. Vincent, qui a été classé non-valide, souhaite depuis toujours devenir astronaute. L’opportunité de réaliser son rêve se présente quand il rencontre Jérôme, cloué sur une chaise roulante à la suite d’un accident, et prêt à monnayer son patrimoine génétique. Vincent n’hésite pas à subir de douloureuses opérations pour usurper l’identité de ce valide. Et réussit, au péril de sa vie, à rejoindre l’élite. Jusqu’au jour où une enquête, menée à la suite du meurtre d’un des responsables du centre, révèle la présence d’un intrus… Tour à tour bizarre et poignant, ce thriller futuriste renouvelle avec brio le film de science-fiction. Grâce à un scénario habile, à son esthétisme glacé, à sa mise en scène minutieuse, et à l’interprétation solide de ses acteurs. Il sait par ailleurs s’engager, en soulevant de vraies questions d’éthique, et nous donner ainsi matière à réflexion.

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2001, l’Odyssée de l’espace (1968)

 

De Stanley Kubrick 

 

 

Avec William Sylvester, Keir Duella, Gary Lockwood

Des grands singes peuplant la terre il y a quatre milliards d’années à la conquête de l’espace en 2001, l’évolution de l’homme est une aventure vertigineuse et mystérieuse dont la clé semble être un étrange monolithe…

S’étant allié avec l’écrivain de renom Arthur C. Clarke, qui adapta pour la cause sa nouvelle intitulée The Sentinel, Stanley Kubrick avait envisagé au départ de réaliser un semi-documentaire scientifique. Mais au cours des cinq années que durèrent son élaboration, le projet prit des proportions démesurées. Sa sortie sur les écrans laissa les spectateurs ébahis, enthousiastes et déconcertés. Déjà remarqué par ses précédents Lolita ou Docteur Folamour, Stanley Kubrick obtint en 1968 avec 2001 : l’odyssée de l’espace la consécration définitive en même temps qu’un statut de cinéaste mégalomane. L’utilisation de la musique de Strauss, les effets spéciaux innovateurs (supervisés par Stanley Kubrick lui-même, lui ont valu le seul Oscar de sa carrière) et l’intelligence de la mise en scène font de ce film une œuvre modèle incarnant à elle seule les bases du cinéma de science-fiction moderne.

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