The Thing (1982)

The Thing (1982)

De John Carpenter 

Avec Kurt Russell , Wilford Brimley , T.K. Carter

Relecture d’un beau film fantastique maccarthyste de 1951 (« La Chose d’un autre monde »), « The Thing » est l’un des remakes les plus brillants qui soient. Du récit de lutte pour la survie d’une communauté scientifique isolée en Antarctique et infestée par une créature protéiforme et meurtrière, Carpenter tire un film terrifiant à la mise en scène admirable, et dont la direction artistique et les effets spéciaux prodigieux n’ont pas vieilli. « The Thing » présente également la plupart des problématiques essentielles de l’oeuvre de Carpenter, qui trouvent en ce film une compilation idéale.

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The Host (2006)

The Host (2006)

 De Bong Joon Ho

Avec Kang-Ho Song, Hie-Bong Byeon, Hae-il Park


A Séoul, au bord de la rivière Han, vit la famille de Hee-bong, propriétaire d’un snack. Un jour une créature non identifiée surgit des eaux et enlève la petite fille de Hee-bong. Toute la famille se mobilise pour affronter le monstre… Révélé en 2004 grâce à l’étonnant Memories Of Murder, le jeune cinéaste coréen Bong Joon-ho a de nouveau fait l’unanimité en 2006 avec cette comédie d’horreur extravagante, imaginée lorsqu’il était au lycée. Bong Joon-ho a confié avoir été influencé par l’histoire du scandale McFarland (l’entrepreneur de pompes funèbres travaillant pour les forces américaines basées en Corée aurait ordonné en 2000 le déversement de formaldéhyde dans la rivière Han) et Signes de M. Night Shyamalan (pour l’aspect familial). Mais si The Host possède les ingrédients et l’efficacité du film de monstre, tendance Godzilla, il se révèle également un film politique à part entière. Les situations loufoques et l’humour omniprésent ne masquent en rien le regard sans concession que Bong Joon-ho porte sur la société coréenne, qui oublie les démunis et tolère un peu trop la présence de l’armée américaine. Cette même armée cherche d’ailleurs ici moins à combattre le monstre qu’à mentir à la population, n’hésitant pas à avoir recours à un remède plus nocif que le mal lui-même. Ce film foisonnant exhale en outre une vraie poésie, lorsqu’il se penche sur la famille Park, petite équipe de bras cassés, soudés par l’amour qu’ils portent à la petite Hyun-seo, et destinés malgré eux à devenir des héros.

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Rosemary’s Baby (1968)

Rosemary’s Baby (1968)

De Roman Polanski 

Avec Mia Farrow , John Cassavetes , Ruth Gordon

 

Alors qu’ils viennent d’emménager dans leur nouvel appartement, les Woodhouse se préparent pour un autre heureux événement. Mais la future maman suspecte ses voisins d’en vouloir à son bébé. Suspens toujours aussi démoniaque pour ce thriller où la paranoïa de l’héroïne traverse l’écran. En apprenti sorcier, Polanski nous offre un film d’une tension remarquable.

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