76e MOSTRA DI VENEZIA : Roger Waters : Us + Them

76e MOSTRA DI VENEZIA : Roger Waters : Us + Them

« Un faisceau lumineux. Un prisme. Un spectre de couleur. Vous l’avez ? »

Roger Waters is back ! Cette fois-ci, le mythique bassiste et co-fondateur du groupe Pink Floyd se décline sur grand écran pour nous livrer une expérience cinématographique unique, celle de son concert à Amsterdam en 2017 lors de sa tournée US + Them. Disons le d’entrée de jeu, « Roger Waters Us + Them » est une expérience hors du temps, une véritable claque visuelle et une prouesse technique des plus remarquable. Pendant deux heures, Roger Waters fait honneur aux albums légendaires des Pink Floyd avec « The Dark Side of the Moon », « The Wall », « Animals » et « Wish You Were Here », tout en interprétant ses propres morceaux tirés de son dernier album « Is This The Life We Really Want ? ». Pendant deux heures, l’audience est unanime : c’est enchanteur.

 

 

Visuellement, le film impressionne. Les jeux de lumières accompagnant chaque morceau collent parfaitement aux ambiances sonores, tantôt vives et éclatantes, tantôt plus froides et intimistes. Les couleurs fusent tandis que les animations et les mises en scène se succèdent et se différencient chacune de part leur propos et leur ambiance musicale. Loin d’être seul sur scène, Roger Waters est accompagné d’une pléthore de musiciens talentueux, venant ainsi garnir une scène déjà bien enjouée par les dynamiques polychromes et techniques.

 

 

Coté réalisation, rien de bien saisissant, Sean Evans capture avec brio la performance des musiciens mais ne s’autorise aucune fantaisie, rendant les deux heures de spectacle parfois un peu longues pour les non-initiés. Enfin, l’aspect politique du concert peut là aussi déranger, ou du moins surprendre, tant les messages que souhaitent communiquer Roger Waters sont nombreux et parfois peu ou au contraire trop explicites. « Il faut prendre le risque d’être rejeté » estime le bassiste de 76 ans lors de la session Q&A organisée après la projection du film. Pourtant, selon lui, « Pink Floyd a toujours été politique » et lui « n’a pas changé ». On vous l’a dit, Pink Floyd est hors du temps. Pour notre plus grand bonheur ?

 

Benjamin Attia

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